Ils se répartissent entre le Cameroun, le
Gabon et la Guinée équatoriale. Leur cohésion sociale
est assurée les sociétés Ngil et So.
Les byéris
Leurs sculptures sont parmi les plus prisées au monde .
Chaque famille possède son byéri qui représente et
protège les ancêtres les plus illustres. Il se pose dans un
coin sombre de la case sur une boîte reliquaire en écorce où
sont entreposées les reliques : crânes, ossements, dents, etc..
Il est étroitement gardé par l'homme le plus âgé
du clan.
Le byéri capte les forces occultes de l'au-delà pour protéger
à la fois les vivants et les morts. Il permet aux deux mondes de
communiquer et de vivre harmonieusement côte à côte.
Un peu de technique:
A l'aide d'une simple herminette et d'un couteau pour les finitions, le
bois est sculpté puis poli par les feuilles abrasives du ficus. La
pièce est travaillée sans appareil de mesure: tout se fait
au coup d'oeil. L'artiste réalise une véritable prouesse technique.
Elle est ensuite teintée, patinée, laquée grâce
à une décoction savante à base d'écorce noire
d'un arbre local. Le byéri doit être à la fois beau
et terrifiant. Certains byéris sont trempés longuement dans
un bain d'huile de palme, ce qui explique leur suintement caractéristique
à la chaleur pendant plusieurs dizaines d'années. Leur charme
et leur mystère est encore plus saisissant.
Louis Perrois, l'un de meilleurs spécialistes en ce domaine
a défini 6 styles différents : ngouma, mabéa, ntoumou,
betsi, okak, et mwai.
Au collectionneur ensuite de choisir les plus belles pièces à
ses yeux.



















